Dieu existe-t-il ?

  1. Page 1 : D’où venons-nous ?
  2. Page 2 : Une seule force

Ernest Schmitt
C’est l’interrogation fon­da­men­tale. Ce n’est pas une simple ques­tion parmi tant d’autres. Une réponse, affir­ma­tive ou néga­tive, change en effet com­plè­te­ment notre façon de voir notre entou­rage, d’envisager et de conduire notre propre vie.

 

Un non caté­go­rique et un oui tout aussi déterminé

Si Dieu n’existe pas, l’origine de tout ce qui nous entoure et notre propre exis­tence ne trouvent plus de jus­ti­fi­ca­tion ou de rai­son d’être crédible.

Cer­tains font appel au hasard.

La science n’a cepen­dant pas su dire d’où est venue la matière pre­mière qui a donné forme à tout ce qui est visible et tan­gible, qui a édicté et appli­qué les lois de l’évolution qui sont par­tout à l’œuvre, et d’où pro­vient et conti­nue de pro­ve­nir l’énergie qui main­tient en mou­ve­ment et en évo­lu­tion les êtres et les choses.

Les athées aiment dire aux croyants : « Nous sommes obli­gés de consta­ter qu’il y a sur la terre une somme inouïe de misères, de mala­dies, d’injustices, de crimes, de souf­frances phy­siques et morales. Si Dieu existe et s’il est tout-puissant, omni­scient et omni­pré­sent, pour­quoi a-t-il laissé faire ? Pour­quoi n’intervient-il pas pour réta­blir l’ordre et le bon­heur de tous ? »

Le croyant fait obser­ver que ce sont les êtres humains qui par leurs péchés ont pro­vo­qué toutes les misères phy­siques et morales dont ils souffrent et se plaignent, et d’autres ne man­que­ront pas de rétor­quer : « Si votre Dieu est tout-puissant, pour­quoi n’a-t-il pas créé des humains par­faits, qui ne peuvent pas com­mettre des péchés ? »

Comme aucun des deux par­tis ne dis­pose de connais­sances pré­cises et com­plètes au sujet de notre ori­gine et de la néces­sité de notre évo­lu­tion, il ne pourra convaincre l’autre et res­tera sur sa position.

Dans ces condi­tions il n’est pas éton­nant que les réponses à la ques­tion prio­ri­taire de « Dieu ou pas Dieu ? » aient pris des formes allant d’un non caté­go­rique à un oui tout aussi déter­miné. Cette situa­tion ambi­guë dure déjà depuis fort longtemps.

En sera-t-il cepen­dant tou­jours ainsi ?

D’où venons-nous ?

Il est inté­res­sant de consta­ter que l’histoire biblique de la Créa­tion, la Genèse, men­tionne déjà que « l’Esprit de Dieu pla­nait au-dessus des eaux ». (Genèse 1,2) « Les eaux » dési­gnaient évi­dem­ment l’impétueux cou­rant créa­teur de l’Irradiation divine.

Ainsi, c’est donc le « Saint-Esprit », appelé par­fois aussi « Ima­nuel », qui dès l’origine a été chargé de la mise en place et de la mise en route de la créa­tion à laquelle nous devons d’exister.

Le Saint-Esprit est donc une entité très impor­tante pour nous. Sous sa direc­tion, l’Irradiation divine des­ti­née à la Créa­tion avait pu aller au-delà de la sphère divine et s’établir en des­sous d’elle.

La dimi­nu­tion de la pres­sion ini­tiale ainsi obte­nue per­met­tait une gra­da­tion pro­gres­sive qui forma une par­tie spi­ri­tuelle pri­mor­diale, une par­tie spi­ri­tuelle et une par­tie matérielle.

Nous sommes certes ori­gi­naires de la sphère spi­ri­tuelle, mais seule­ment du der­nier niveau de gradation.

De ce fait, nous exis­tons au départ en tant que germe spi­ri­tuel incons­cient ayant la pos­si­bi­lité de faire pro­gres­ser les riches facul­tés qui sont les nôtres, à condi­tion de les déve­lop­per cha­cun pour soi et par ses propres efforts. Nous déte­nons éga­le­ment la faculté de choi­sir, c’est le libre arbitre.

Sur le plan spi­ri­tuel, pour être admis dans le cir­cuit d’évolution, il faut qu’un germe d’esprit désire sor­tir de l’inconscience. Tout germe spi­ri­tuel ayant réussi par ses propres efforts sa trans­for­ma­tion en une per­son­na­lité accom­plie et mûre pourra reve­nir sur son plan d’origine et y vivre heu­reux au ser­vice de la Volonté de Dieu.