- Page 1 : Le Christ n’est pas venu sur Terre pour se faire crucifier
- Page 2 : La mission du Christ : enseigner
- Page 3 : Des preuves par les faits
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Christopher Vasey Contacter l’auteur |
Un des fondements de l’enseignement chrétien dispensé de nos jours est que la mort du Fils de Dieu sur la croix a permis le rachat des péchés de l’humanité. N’est d’ailleurs considéré comme autorisé à retourner au Paradis que celui qui admet l’origine divine de Jésus et croit en son sacrifice. Mais fallait-il vraiment que Jésus soit crucifié ? De nombreux faits montrent que non.
Le Christ n’est pas venu sur Terre pour se faire crucifier
L’événement de la crucifixion est estimé comme si fondamental qu’un des symboles de la religion chrétienne est justement la croix du sacrifice et que le jour où cet événement a eu lieu — vendredi — est le seul de l’année à avoir été qualifié de saint.
La réconciliation de Dieu avec les hommes par la mort du Christ est enseignée partout et est généralement acceptée telle quelle, malgré le sentiment de malaise qui apparaît sans que l’on sache vraiment pourquoi lorsque l’on y réfléchit un peu plus à fond.
Or, ce malaise que ressentent certaines personnes est justifié. En effet, comment admettre que seul le meurtre du Fils de Dieu puisse réconcilier la divinité avec l’humanité ?
« Le Christ n’est nullement venu sur Terre dans l’intention de se faire crucifier » peut-on lire dans le Message du Graal. « Ce n’est d’ailleurs pas dans la crucifixion que réside la rédemption. Le Christ fut au contraire crucifié parce que Sa qualité de Messager de la Vérité Le rendait importun à cause de Son enseignement. Ce n’était pas Sa mort sur la croix qui pouvait et devait apporter la rédemption mais bien la Vérité qu’Il offrait à l’humanité par Ses Paroles ! » (tome II, conférence 45)
Cette conception n’est pas opposée à l’enseignement du Christ, mais — comme nous allons le voir — en parfait accord avec lui, de même qu’avec l’Ancien Testament, l’apocalypse et les événements liés à la vie de Jésus.
Les sacrifices sont-ils agréables à la divinité ?
Des offrandes rituelles et des sacrifices étaient une coutume courante chez les Juifs comme chez d’autres peuples anciens. Ces offrandes de nourriture (grains de récolte, pain …) ou d’animaux vivants (holocauste de bélier, par exemple) étaient faits pour les hommes et non pour la divinité. En effet, ne vivant pas dans la matière, cette dernière n’a nul besoin de nourriture terrestre.
En abandonnant volontairement une partie du fruit de sa récolte ou des animaux de son troupeau, le croyant voulait souligner le sérieux de la prière ou de la demande d’intercession qu’il adressait à la divinité. Ces actes étaient pourtant désagréables à Dieu. Cela ressort très nettement, par exemple, du livre d’Esaïe :
« Qu’ai-je à faire de la multitude de vos sacrifices ? dit l’Eternel.
Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux ;
Je ne prends point plaisir au sang des taureaux, des brebis et des boucs.
Quand vous venez vous présenter devant moi,
Qui vous demande de souiller mes parvis ?
Cessez d’apporter de vaines offrandes :
J’ai en horreur l’encens,
Les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées ;
Je ne puis voir le crime s’associer aux solennités.
Mon âme hait vos nouvelles lunes et vos fêtes ;
Elles me sont à charge ;
Je suis las de les supporter,
Quand vous étendez vos mains, je détourne de vous mes yeux ;
Quand vous multipliez vos prières, je n’écoute pas :
Vos mains sont pleines de sang.
Lavez-vous, purifiez-vous,
Otez de devant mes yeux la méchanceté de vos actions ;
Cessez de faire le mal,
Apprenez à faire le bien, recherchez la justice,… (Esaïe chap. 1 verset 11 à 17)
A la lecture de ce passage, on peut fortement douter que Dieu eût préféré le sacrifice d’êtres humains à ceux des animaux, et à plus forte raison celui de son Fils.
Ce qui compte pour Lui ce sont les actes et l’état intérieur de l’homme.
Ce que confirme Jésus :
| « Si vous saviez ce que signifie : je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n’auriez pas condamné des innocents. » (Matthieu 12,7) |
Le sacrifice des innocents
L’Ancien Evangile, celui qui relate tout ce qui s’est passé avant la naissance de Jésus, est aussi appelé L’Evangile de la Justice. Il y est en effet enseigné ce qu’est la Justice de Dieu.
L’homme y apprend qu’il ne peut agir à sa guise, mais doit suivre la volonté de son Créateur, car seul le respect par tous de cette volonté permet une vie harmonieuse pour la multitude des êtres qui vivent dans la Création. Si l’homme transgresse cette volonté, il devra en rendre compte et sera jugé selon le principe : œil pour œil, dent pour dent.
La justice de Dieu rend donc au « bourreau » exactement ce que celui-ci a imposé à sa victime. Cela lui est infligé non pas comme punition, mais comme aide, car en éprouvant sur lui-même ce qu’il a fait subir aux autres, il peut prendre conscience des souffrances que cela occasionne et ainsi décider de modifier sa manière d’agir.
Cette notion de la justice a été résumée par le Christ en ces termes :
| « Ce que tu sèmes, tu le récolteras. » Il soulignait ainsi non seulement que la récolte suivrait inévitablement les semailles et serait de même genre qu’elles, mais aussi que seul le coupable en serait touché : « ce que tu sèmes, tu le récolteras ». |
Cette notion est si ancrée en nous, qu’il ne viendrait à l’idée de personne d’accepter comme juste qu’un juge condamne un innocent pour des crimes qu’un autre que lui a commis, et bien plus, qu’une personne étrangère à un délit puisse décharger la personne condamnée en subissant sa peine pour elle.
Et pourtant, une dérogation considérable à ce principe est acceptée sans réfléchir : la condamnation d’un innocent — le Fils de Dieu — pour des crimes qu’Il n’a pas commis — ceux de l’humanité.
Comment peut-il y avoir ici un poids et deux mesures ? Comment Dieu peut-Il enseigner une justice aux hommes et en pratiquer une autre ?
Soit la justice divine est parfaite et s’applique à tous les cas, soit elle ne le fait pas, mais alors elle n’est pas parfaite, puisqu’elle doit être modifiée selon les circonstances.
Il n’y a ici aucune alternative et le seul moyen de ne pas rendre Dieu imparfait, consiste à admettre que la crucifixion de Son Fils n’était pas voulue par Lui, mais a été décidée uniquement par les hommes, ce qui est beaucoup plus dans l’ordre des choses.

Une approche entièrement nouvelle ! Des explications sur de nombreux versets de la Bible restés incompris jusqu'ici.