Le nombre, essence de toute chose : le nombre 5

Her­bert Vollmann

Le nombre 5 = l’Amour

Le nombre sacré Cinq vibre dans l’Amour divin. C’est de cet Amour que Jésus des­cen­dit jadis sur cette Terre déjà gran­de­ment obs­cur­cie, pour appor­ter la Lumière de la Vie aux êtres humains qui étaient dans les ténèbres.

Dieu est la Source ori­gi­nelle de tout amour. Son Amour est tout : il est aussi Jus­tice et Pureté, car ces trois notions ne sau­raient être séparées.

L’amour véri­table est pour l’être humain un don de Dieu, qui le comble de bon­heur et l’ennoblit. Il ne s’agit pas ici de l’amour ter­restre fondé sur la convoi­tise, mais de l’amour qui veut uni­que­ment ce qui est spi­ri­tuel­le­ment utile à l’autre, fût-ce au prix d’une juste rigueur.

Cet amour idéal est fort éloi­gné de l’amour fait de fai­blesse, de mol­lesse et d’accommodements, un amour qui veut tout par­don­ner et qui, par un excès d’égards, au lieu de tenir compte de ce qui favo­rise l’évolution spi­ri­tuelle, ne fait que ce qui plaît à l’autre et lui semble agréable.

 

Là où l’amour fait défaut, il n’y a pas de vie !

 

Pour per­mettre à l’être humain dans son vête­ment ter­restre de par­ve­nir au moins à pres­sen­tir l’Amour divin, le Créa­teur lui a donné les cinq sens en tant que ponts pour son esprit.

En effet, l’homme ne peut qu’en venir à pres­sen­tir peu à peu cet Amour sublime lorsqu’il voit la beauté des mon­tagnes, des forêts, des prai­ries ou des lacs et la majes­tueuse splen­deur d’un ciel scin­tillant d’étoiles ; lorsqu’il entend le chant de l’oiseau, le cla­po­tis du ruis­seau, le mugis­se­ment de la mer et le bruis­se­ment du vent ; lorsqu’il sent le déli­cat par­fum des fleurs ; lorsqu’il goûte de suc­cu­lents fruits mûrs qui le rafraî­chissent et le vivi­fient ; et enfin, lorsque sa main tâte l’eau d’une source fraîche.

Ce sont là des per­cep­tions qui per­mettent aux hommes de se rap­pro­cher de l’indicible Amour de Dieu, un Amour qui s’exprime éga­le­ment dans la nature en tant que par­tie de Sa grande Œuvre.

Beau­coup de fleurs — en fait, la plu­part d’entre elles — ont cinq pétales. Quant à l’enfant, n’apprend-il pas à sai­sir les pre­miers nombres en comp­tant sur «cinq» doigts ? De plus, l’incarnation de l’âme humaine dans le corps de l’enfant en for­ma­tion a lieu au cours du cin­quième mois, c’est-à-dire au milieu de la grossesse.

Le sym­bole du Cinq est le penta­gone régu­lier ou encore l’étoile à cinq branches qu’est le pentacle. La par­ti­cu­la­rité de cette der­nière figure est que le rap­port du nombre d’or se retrouve dans tous ses côtés.

De même que l’Amour, qui vibre dans la loi du Cinq, est au milieu des lois des nombres, de même il est au centre de tout ce qui se pro­duit et de tout ce qui est en devenir.

L’être humain doit s’efforcer constam­ment de tendre vers le véri­table prin­cipe du Graal, qui est Amour pur et sévère, afin d’être un jour capable de s’élever, dans son rayon­ne­ment, vers les hau­teurs lumi­neuses, sans s’égarer dans l’amour erroné propre aux humains de la Terre.

Car : «Quand je par­le­rais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, je suis un airain qui résonne, ou une cym­bale qui reten­tit» (1. Cor. 13,1).

Là où l’amour fait défaut, il n’y a pas de vie !