Le nombre, essence de toute chose : le nombre 2

Her­bert Vollmann

Le nombre 2 = la Création

Le Deux est le nombre de la Création.

Lorsque, par les mots «Que la Lumière soit !», l’irradiation de Dieu jaillit dans le néant, cela se pro­dui­sit selon un rythme double : dans la pous­sée des radia­tions vers l’avant et dans leur retour sous l’action de la Force de Dieu.

Ce rythme de pro­pul­sion et d’attraction devint le mou­ve­ment éter­nel qui s’exerce dans la Création.

Selon le degré de refroi­dis­se­ment, des pré­ci­pi­tés de genres dif­fé­rents se pro­dui­sirent à chaque fois pour don­ner nais­sance aux plans de la Création.

De plus, lorsque la radia­tion, encore uni­taire dans le royaume divin, afflua dans la Créa­tion pri­mor­diale située plus bas, elle se scinda en deux genres : le posi­tif et le négatif.

Ainsi se forma la Croix vivante de la Créa­tion. C’est effec­ti­ve­ment autour de cette Croix que devait s’édifier la Créa­tion, la branche ver­ti­cale étant l’activité posi­tive et active, et la branche hori­zon­tale, l’activité néga­tive et passive.

Les radia­tions actives et pas­sives doivent tou­jours s’équilibrer. C’est pour­quoi la loi de l’équilibre repose éga­le­ment sur le Deux, sym­bo­li­que­ment repré­senté par les deux pla­teaux de la balance.

L’être humain lui aussi doit res­pec­ter cet équi­libre dans sa vie : il n’a le droit de prendre que dans la mesure où il est capable de don­ner dans la même proportion.

Se conten­ter de prendre est par consé­quent erroné parce que c’est uni­la­té­ral. Or, ce qui est uni­la­té­ral n’engendre que des choses mal­saines et la mala­die, c’est-à-dire des dommages.

 

Voilà pour­quoi Jésus a dit : «Il y a plus de bon­heur à don­ner qu’à rece­voir». (Actes 20, 35)

 

Sur le plan ter­restre, le Deux s’exprime par­tout dans la pola­rité (oppo­si­tion), étant donné qu’une chose en entraîne obli­ga­toi­re­ment une autre, ou plus exac­te­ment la complète.

Il en est ainsi de l’alternance entre le jour et la nuit, de l’expiration et de l’inspiration, de la détente et de la ten­sion, de la clarté et de l’obscurité, du majeur et du mineur en musique, de la cause et de l’effet (loi de cause à effet). L’action com­plé­men­taire du mas­cu­lin et du fémi­nin dans la Créa­tion fait éga­le­ment par­tie de cette loi.

Le sym­bole du Deux est la Croix en tant que repro­duc­tion de la Croix de la Créa­tion avec ses deux branches égales.