- Page 1 : Comment travaille notre argent
- Page 2 : Croissance conforme et croissance contraire à l’ordre naturel
- Page 3 : Une folie rendue invisible par son ampleur
- Page 4 : Les intérêts interviennent pour 40% dans le prix d’achat
- Page 5 : Le système des intérêts conduit à la catastrophe écologique
Le système des intérêts conduit à la catastrophe écologique
Les effets néfastes du système des intérêts se ressentent jusqu’au niveau de l’environnement, car ils résultent de l’incompatibilité de la croissance naturelle avec la croissance non naturelle, c’est-à-dire exponentielle.
Concrètement, cela signifie que si on veut avancer au pas de la croissance exponentielle des taux d’intérêt, sur laquelle repose notre système monétaire actuel, on devra user de l’exploitation dans des dimensions encore jamais vues.
La déprédation se fera là où on rencontre le moins de résistance, c’est-à-dire dans la nature ainsi que dans les populations du tiers-monde qui n’ont pas les moyens de se défendre. Or, la nature qu’on croyait inoffensive se révèle plus forte que l’homme, comme nous l’expérimentons à présent de manière toujours plus forte.
| Les calculs montrent que les coûts à payer pour les conséquences de l’exploitation sans scrupules de la nature dépasseront d’ici peu les profits obtenus. |
Mais le système des intérêts cause également des problèmes majeurs sur le plan humain. L’un de ces problèmes consiste dans la pression exercée par le temps et le stress, que subissent tous ceux qui sont endettés.
Les intérêts représentent en effet un facteur relié au temps, puisqu’ils doivent être payés à une date déterminée, faute de quoi on risque la saisie ou l’insolvabilité. Il n’y a guère d’autres secteurs économiques qui soient aussi impitoyables que celui des intérêts, où un mois avec un faible chiffre d’affaires peut signifier la fin inéluctable d’une entreprise.
Dans de nombreux cas, ce n’est pas le chef d’entreprise qui menace tout son équipage du fouet, mais c’est le paiement des intérêts. Qui d’entre nous est encore en position de pouvoir faire son travail et d’exercer son métier de manière posée et tranquille, simplement et sans se sentir pressé par le temps ?
Et qu’en est-il des dommages spirituels ?
Le système des intérêts cause aussi des dommages considérables au niveau spirituel, parce qu’il alimente sans cesse l’avidité chez les êtres humains, qui succombent très facilement à la tentation d’accumuler des capitaux afin de profiter des revenus d’intérêts et ne plus avoir besoin de travailler.
En effet, si les profits étaient obtenus par un travail personnel ou résultaient directement d’une activité d’entreprise, au lieu d’être encaissés indirectement sur le travail de tierces personnes, la lumière se ferait probablement plus vite dans l’esprit des gens, les amenant à comprendre que la vie signifie beaucoup plus qu’accumuler de l’argent et travailler pour payer des dettes et des intérêts.
Or, le mécanisme des intérêts composés induit à l’avidité, puisque dans le cas de placements importants, ces sommes continuent de croître sans qu’on ait à fournir le moindre effort en contrepartie.
Ce système accorde pouvoir et influence à beaucoup de personnes qui sont loin d’avoir l’intégrité nécessaire pour en faire bon usage. Combien de millions de victimes pourraient échapper à ces abus de pouvoir, si le système des intérêts ne les forçait pas à payer leurs oppresseurs ?
La situation engendrée par le système des intérêts génère chez beaucoup de ceux qui en profitent une inertie mentale et spirituelle, car ils n’ont plus aucune raison de rester en mouvement, aussi bien intérieurement qu’extérieurement. Or, selon les lois de la Création, le mouvement est un facteur indispensable.
| Quel que soit le côté dont on regarde, le fait est que le système des intérêts cause des dommages indéniables, même si la complexité des problèmes nous empêche de voir les liens directs avec les intérêts. Reste que la misère et les souffrances causées sont énormes et injustifiables. |
Développement dramatique dans le système monétaire allemand (1991 – 2006)
La courbe des salaires bruts s’amenuise. Les montants des prestations sociales vont probablement baisser, ce qui équivaut à une diminution des services sociaux.
La courbe des revenus de fortunes révèle la véritable problématique, car elle continue à croître en flèche et aura atteint en 2008 la courbe des prestations sociales. Environ la moitié des salaires nets passera alors du côté de ceux qui ont placé des capitaux.
• La 4e courbe illustre la situation des rentes, prises en compte
• dans la 2e courbe : il y aura stagnation. • La 5e courbe montre que les investissements de l’État diminuent.
L’endettement de l’État augmentera sans cesse, puisque même les acquisitions indispensables sont financées partiellement par des crédits et emprunts.
À l’exception des 1ère et 5ème courbes, toutes les autres concernent des revenus reçus sans travail fourni en contrepartie directement.
(Monde du Graal n° 279)

Des connaissances nouvelles concernant la Création permettent de comprendre le sens profond des événements actuels